UNE SOIREE MEMORABLE AU SO WHAT, LE VENDREDI 23 FEVRIER 2007,

AVEC LE TRIO DE LA PIANISTE RYOKO NURUKI

 

 

Photos : Gérard Demonchy, Jacques Lerognon, Laurent Lapchin

 

 

 

Emotion, vous avez dit émotion ?

Quelques jours auparavant, nous avions appris le départ de Sir Ali de radio TSF. Chacun avait un pincement au coeur. Et Sir Ali était là, ce soir là, dans un So What plein comme un oeuf, rempli de tous ses potes venus le saluer et lui témoigner leur amitié, mais aussi venu écouter le trio de son amie Ryoko NURUKI. Une soirée comme on les aime, chaleureuse, intime malgré la foule, poignante, alternant ces silences recueillis et ces explosions d'applaudissements... Les compos de Ryoko, sa créativité dans l'impro, son charme s'exprimant à chaque note... Et puis quel trio ! Marc PEILLON le magnifique, à la sonorité de contrebasse si caractéristique, si dynamique, nous a encore embarqué dans ses promenades lyriques. Quant au nouveau batteur-percussionniste du groupe, le FAKIR ABOU, il n'était pas si nouveau pour nous puisque nous l'avions accueilli au sein du groupe de King Selewa pendant les "Rencontres". Impeccable ! Combinant puissance et délicatesse, persuasion et drôlerie, un régal. Mais le plus impressionnant, c'était la cohésion de ce trio qui est en train de se construire une personnalité propre. Le pied, cette soirée ! Surtout que les amis venus pour le boeuf ne se sont pas fait prier, à commencer par Jacques FERRANDEZ, comme toujours aussi à l'aise à la contrebasse qu'avec son crayon. Merci à tous pour cette bien belle soirée.

 

 

Tout fout l'camp ! Depuis quelques années, les amis du jazz de la Côte d'Azur, musiciens ou non, avaient trouvé un port d'attache. Aller voir les vedettes mondiales dans les festivals d'été - d'ailleurs réduits à leur plus simple expression désormais, en termes de création - ne nourrit plus son âme... Depuis quelques années donc, le coeur du jazz battait dans le Vieux Nice et irradiait ses pulsations via les ondes, celles de radio TSF. Mais cette âme avait aussi son incarnation, sous les traits d'un bavard impénitent, comme il se doit pour ce métier, mais ô combien fascinant. Tel le joueur de flûte de la légende, il nous entraînait tous derrière sa musique à lui. Eh oui, SIR ALI s'en est allé. La radio qu'il avait enfantée a renié son papa. J'ai essayé, vaille que vaille, de pousser mon auto-radio dans ses derniers retranchements, essayé de me contenter de bouts de bandes parisiennes prédigérées, essayé de ne pas attendre, entre deux morceaux, l'accent Irano-Américano-niço-nippon si familier : "Et avant ce thème de Coltrane, voici le météo"... Mais rien à faire. Le courant ne passe plus. Je me sens au bord du vide culturel. Dépêche-toi Sir Ali, dépêche-toi de la monter ta radio-internet, pour qu'on retrouve entre nos oreilles le sel de cette musique de jazz qui est aussi le sel de la vie : la chaleur de l'amitié.

 

 

LA COMPAGNIE SO WHAT A EFFECTUE LE PREMIER SET

Et en a profité pour présenter son dernier CD, tout frais, tout chaud !

 

 

SUIVIE PAR LE TRIO DE RYOKO NURUKI

 

 

 

PUIS CE FUT LE BOEUF

 

ET POUR TERMINER, VOICI QUELQUES JEUX DE MAINS, PAS VILAINS...